La Vie des Maitres, Baird T. Spalding
/* Réel ou pas, fiction ou réalité, les faits énoncés présentent un mode de vie attirant, d'une dimension supérieure à soi, mais qui semble accessible, par un enseignement tibétain, une vision de l'humain spirituelle. Extraire les énoncés et les appliquer dans sa propre vie permet de se rapprocher de notre réalité intérieure. */
p.25
Le jour de Noël signifie la naissance du grand maître et éducateur. Il ne rappelle pas seulement la venue au monde de Jésus le Christ, mais il symbolise la naissance du Christ dans chaque conscience humaine.
Il est venu vers nous pour mieux nous faire comprendre la vie, ici, sur terre. Il nous a montré que
toutes les limitations matérielles viennent de l’homme, et qu’il ne faut jamais les interpréter autrement.
p.40
Silence étant synonyme de pouvoir quand nous atteignons le lieu du silence dans notre pensée, nous
sommes à l’endroit du pouvoir, où tout n’est qu’unité, un seul pouvoir, Dieu : « Soyez silencieux et sachez que je suis Dieu. » Pouvoir dispersé égale bruit. Pouvoir concentré égale silence. Quand nous concentrons, quand nous ramenons nos forces à un centre d’énergie unique, nous prenons contact avec Dieu dans le silence. Nous sommes unis à lui, donc unis à tout pouvoir.
Dieu n’écoute ni notre flot de paroles ni nos clameurs bruyantes répétées en vain. Il faut le rechercher au moyen de notre Christ intérieur, la connexion invisible que nous possédons avec lui en nous-mêmes. Adoré en esprit et en vérité, il écoute l’appel de l’âme sincèrement ouverte à lui. Quiconque prend contact avec le père dans le secret constatera son pouvoir par la réalisation de tous ses désirs.
p.43
Quand Jésus disait. « Je suis la porte », il voulait dire que « JE SUIS » dans chaque âme est la porte par laquelle Dieu, le grand « JE SUIS », exprime sa vie, son pouvoir, et sa substance à travers l’individu. « JE SUIS » s’exprime sur un mode unique en quatre stades : le concept, la pensée, la parole, et l’acte. Ce pouvoir, cette substance, cette intelligence, L’ÉTERNEL sont modelés par la conscience.
Chaque individu étant un concept de la Pensée divine est maintenu dans cette pensée comme une idée parfaite. Nul ne se conçoit lui-même.
Notre contact avec la Pensée de Dieu nous permet de penser par elle et de nous connaître tels que nous sommes en réalité. L’homme prend contact avec la Pensée de Dieu par la vraie méditation, et en forme alors une expression véritable.
Le silence n’est pas moins important. Il faut forcer l’imagination personnelle à se taire pour permettre à la Pensée de Dieu d’illuminer la conscience de toute sa splendeur.
Nous comprenons que nous avons un seul temple à bâtir, celui du Dieu vivant à l’intérieur de
nous-mêmes. Alors le Saint-Esprit remplit la conscience, et, les illusions sensuelles du péché, de la maladie, de la misère, et de la mort cessent d’exister. Tel est le grand but du Silence.
Jésus avait reconnu qu’en vivant dans la conscience du Christ, on ne connaît pas de limitations. Il tourna ses regards vers Dieu, source et créateur de tout, et le remercia de laisser toujours à portée de la main des hommes le pouvoir et la substance nécessaires pour satisfaire tous leurs besoins.
p.49
Tout récemment, vous avez vu se former de la glace sans cause apparente. Toutefois, il y avait une cause, la même qui crée le pain. Je peux me servir de la loi tant que j’emploie le pain ou la glace au profit de l’humanité, ou bien tant que je travaille avec l’amour de la loi, en accord avec elle, ou bien
encore que je manifeste mon expression selon le désir de Dieu. Il est bon de faire du pain, de la glace, ou un objet désiré. Chacun devrait se hâter vers le lieu où l’on peut faire toutes ces choses. Ne voyez-vous pas qu’il faut vous servir de la loi la plus haute, la loi absolue de Dieu ? Vous produirez ce dont vous avez besoin et ce que vous avez conçu en pensée comme votre plus haut idéal !
Pour rendre le ciel manifeste, sachez qu’il ne contient rien de matériel. Tout y est spirituel. Le ciel est un état de conscience parfait, un monde parfait sur terre, ici et maintenant. Il nous suffit de l’accepter. Il est là, autour de moi, attendant que j’ouvre mon oeil intérieur grâce auquel mon corps deviendra lumière. Cette lumière n’est ni celle du soleil ni celle de la lune mais celle du Père, et le Père est là, au plus profond de mon être. Rien n’est matériel, tout est spirituel. Pour réaliser ce monde merveilleux donné par Dieu qui est là, ici et maintenant, il faut le connaître en pensée.
C’est ainsi que Dieu a tout créé. Il commença par rester paisible et contemplatif, puis vit la lumière et dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Toujours de la même manière il dit : « Qu’il y ait un firmament. » Et il en fut comme il avait dit. Et ainsi de suite il maintint fermement chaque forme ou idéal dans sa pensée, prononça la parole, et l’idéal fut manifesté.
Depuis que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il a reçu le pouvoir de créer exactement comme Dieu ; et Dieu s’attend à ce que l’homme use de son pouvoir aussi librement que lui, et exactement de la même manière. Il faut d’abord percevoir le besoin, puis concevoir le bien, l’idéal destiné à remplir le moule maintenu dans la conscience, puis le remplir de la Substance Universelle de Pensée. Il faut enfin prononcer la parole, dire que le moule est plein, et il en est ainsi, et c’est bien.
p.53
On dit souvent que Jésus se retirait sur une haute montagne. Je ne sais s’il y montait physiquement ou non, mais je sais qu’il nous faut tous monter dans les hauteurs, dans les plus grandes hauteurs de la conscience, pour recevoir l’illumination. Ces hauteurs sont au sommet de la tête, et si les facultés n’y sont pas développées, il faut les développer par des pensées spirituelles. Ensuite, il faut laisser l’amour se répandre à partir du coeur, centre de l’amour, pour équilibrer la pensée. Cela fait, le Christ se révèle. Le fils de l’homme perçoit qu’il est Fils de Dieu, le Fils Unique en lequel le Père trouve son plaisir. Enfin, il faut vivre cela pour tous, avec un amour continuel.
p.57
Vous avez parfaitement raison, tout vient de la conscience de l’homme. Selon ce qu’il
pense, il est limité ou illimité, libre ou esclave. Croyez-vous que les hommes que vous avez vus marcher hier sur la rivière pour s’éviter notre détour fastidieux soient des créatures spéciales et privilégiées ? Non, ils ne diffèrent en rien de vous par leur création. Ils n’ont pas été doués d’un
atome de pouvoir de plus que vous, Ils ont simplement développé leur pouvoir divin par le bon usage de leur force de pensée. Tout ce que vous nous avez vus faire, vous pouvez le faire aussi, dans la même plénitude et la même liberté, car tous nos actes sont en harmonie avec une loi précise dont chaque être humain peut se servir à volonté.
Par le processus de la pensée, par la Conscience intérieure de Christ, nous pouvons transmuer notre entourage et nos conditions de vie. Tout cela se fait entièrement par le pouvoir donné à l’homme de concevoir un idéal et de réaliser l’objet correspondant. Il faut d’abord savoir, percevoir, croire par la foi que Christ est en nous. Il faut ensuite comprendre le vrai sens de la doctrine de Jésus, maintenir uni à Dieu notre corps spirituel fait à son image et à sa ressemblance. Il faut le fondre dans le corps parfait de Dieu, car c’est ainsi fondus que Dieu nous voit. Alors nous avons idéalisé, puis conçu et manifesté le corps parfait de Dieu. Nous sommes vraiment « nés de nouveau » dans le Royaume de l’Esprit de Dieu, et nous en faisons partie.
p.82
Regardez donc la qualité divine de chaque homme sans le comparer à d’autres, et vous le trouverez semblable à moi. Recherchez le Christ sur tout visage et vous y ferez apparaître cette qualité divine. Nous évitons les comparaisons. Nous ne voyons que le Christ en tous et à tout instant.
En laissant Dieu s’exprimer par vous, vous vivrez avec nous.
L’homme devrait avoir conscience que toute idée est une expression directe et parfaite de Dieu. Aussitôt qu’elle traverse son esprit, il devrait en faire un idéal exprimant Dieu, ne plus y apporter son grain de sel mortel, et laisser Dieu s’extérioriser à travers lui d’une façon parfaite.
p.87
Ils ne s’attribuaient aucun mérite, disant toujours que c’était Dieu qui s’exprimait à travers
eux.
« De moi-même, je ne peux rien faire. Le Père qui demeure en moi fait seul les oeuvres. »
p.104
Ne savez-vous pas que Christ demeure en vous comme en chacun ? Ne savez-vous pas que votre corps est pur ; parfait, jeune, toujours beau et divin ? Ne savez-vous pas que Dieu vous a créés exactement à son image et à sa ressemblance, et vous a donné autorité sur toutes choses ? Par vous-mêmes, vous êtes toujours Christ, le parfait Fils de Dieu, le fils unique en qui le Père et la Mère prennent plaisir. Vous êtes purs, parfaits, saints, divins, unis à Dieu qui est la totalité du Bien. Et tout enfant a le droit de proclamer cette filiation, cette divinité.
On peut se servir du principe divin de l’Amour pour faire face à tous les besoins de l’humanité et dissiper toutes les tristesses, infirmités, ou situations misérables qui la harcèlent.
p.107
Si nous agissons dans l’esprit d’amour, il faut que Dieu soit présent dans notre conscience. S’identifier avec la Vie, l’Amour, et la Sagesse, c’est prendre consciemment contact avec Dieu, c’est recevoir un afflux d’abondance semblable à l’afflux de vivres qui nous fut envoyé ce soir. Vous voyez que l’abondance règne pour tous, et qu’en sa présence nul n’est dans le besoin. Il faut que cette idée d’abondance élève l’esprit bien au-delà des frontières des limitations. Pour recevoir l’abondance, il faut abandonner toute idée d’objet particulier. Elle est si vaste qu’elle ne laisse pas place aux idées de détail. Pour la maintenir dans la pensée, il faut que la conscience s’élance au loin dans l’Universel et s’ébatte dans la joie d’une liberté parfaite.
Jésus ne se permit jamais de demeurer à l’extérieur. Il maintint toutes ses pensées au centre de son nous. Jésus fit briller le Christ pour le montrer dans sa perfection, qui déborde l’homme de chair, dépasse le corps physique. C’est ainsi qu’il accomplit toutes ses oeuvres puissantes, et non parce qu’il différait de vous en quelque point. Ses pouvoirs n’étaient pas plus grands que les vôtres aujourd’hui. Il ne faut pas le considérer comme fils d’un Dieu dont nous serions seulement les serviteurs. Le Père a implanté dans chaque enfant la même étincelle divine.
p.113
Tout germe d’idée placé dans l’âme devient une conception. L’activité cérébrale lui donne une forme pensée, puis l’idée s’extériorise sous un aspect physique. Les idées de perfection produisent des perfections, les idées imparfaites des imperfections. De même que la terre ensoleillée produit avec la même bonne volonté le plus grand arbre ou la fleur la plus frêle selon les graines respectives qui y sont plantées, de même l’âme illuminée par l’esprit répond à l’homme. Ce que l’homme désire, ce qu’il a demandé avec foi, il l’a déjà reçu.
p.119
Il faut que chaque âme apprenne à exprimer la vie, à s’en saisir, et à rayonner à partir de son propre centre vital pour extérioriser, en vue d’un but défini et par une action précise, les dons que Dieu
lui a conférés.
Il faut que chacun épanouisse sa propre vie. Il n’est pas possible à l’un de vivre à la place de l’autre.
Le but de Dieu, c’est que l’homme demeure à sa divine image, et à sa ressemblance. Le principal but de la vie d’un homme devrait donc être d’exprimer ce que Dieu a conçu pour lui.
L’homme ne peut développer la plénitude de ses pouvoirs que s’il a un idéal sincère, un but véritable dans la vie. Jésus en avait conscience et avait pris fermement la haute résolution d’agir en conformité.
« Heureux les pauvres », voulant dire par là que toute limitation dans la vie est bonne si elle peut créer chez l’individu le désir de s’élever au-dessus d’elle et de s’en libérer.
p.121
L’individu peut découvrir le « JE SUIS », et savoir que c’est à l’intérieur de lui-même que se trouve tout pouvoir capable de satisfaire l’âme, de répondre à tous ses besoins et désirs.
Dès qu’il sait que JE SUIS est l’accomplissement de son désir, celui-ci se trouve accompli.
Alors la connaissance du JE SUIS apporte une compréhension et un réveil incroyables. Elle montre qu’à l’intérieur de soi se trouvent le pouvoir, la substance, et l’intelligence à partir desquels toute forme prend naissance.
Dès que l’on est en mesure de formuler intelligemment un désir juste et de préciser l’idée correspondante, le pouvoir, l’intelligence, et la substance de l’esprit affluent nécessairement pour le réaliser.
Pour extérioriser la vision, il faut y conformer toutes nos idées, nos pensées, nos paroles, et nos actes. Telle est la vraie concentration, celle de la dévotion, le centrage de toutes les forces sur l’essentiel. C’est le signe que l’on aime l’idéal. Or, l’idéal ne peut être exprimé qu’au moyen de l’amour, car c’est l’amour qui en fait est un idéal.
S’il passe à travers la conscience, l’organisme entier répond et fait vibrer chaque cellule par l’amour qu’il exprime. Alors le corps s’harmonise, l’âme rayonne, la pensée s’illumine, les idées deviennent pénétrantes, brillantes, vivantes, précises. La parole devient positive, vraie, constructive.
Dès que nous jouons le rôle du Fils en pensée, en paroles, et en action, nous découvrons que le Père a exaucé tous les désirs de notre coeur.
p.139
Inspirer la foi par le seul fait que l’existence et les oeuvres de Jésus ont été la démonstration vivante de son enseignement.
Il vit que l’objet de ses recherches était au fond de lui-même. Pour être le Christ, il lui fallait proclamer qu’il était le Christ, puis avec des mobiles purs dans sa vie, sa pensée, sa parole, et ses actes, vivre la vie qu’il recherchait afin de l’incorporer dans son propre corps physique.
Les doctrines extérieures l’amenèrent simplement à voir sa propre divinité et la représentation de
celle-ci, le Christ, qui existe en chacun, non pas chez quelques-uns, mais chez tous.
Après avoir déifié Osiris, les chroniqueurs commencèrent à reproduire ses traits. Au début, son image
ne visait qu’au symbole de ce qu’il représentait, puis elle se fixa progressivement dans les esprits. L’idéal fut oublié, et seule subsista l’idole vide de sens. Bouddha fut également déifié par les chroniqueurs longtemps après son époque. Remarquez le nombre d’images qui ont été faites de lui, la conséquence en étant que l’on adore l’image au lieu de l’idéal. Il en résulta de nouveau une idole vide de sens. Il en va de même pour tous les signes et symboles.
Bouddha reçut ses enseignements de la même source qu’Osiris, mais d’une manière différente. Les enseignements qui parvinrent au Bouddha en Birmanie provenaient de la Terre Maternelle et lui furent apportés par les Naacals. Les enseignements d’Osiris lui parvinrent sans intermédiaires, car ses ancêtres vivaient dans la Terre Maternelle où il fut envoyé dès sa jeunesse pour étudier. Après la fin de ses études, il revint à son foyer, devint le guide des Atlantes, et ramena vers l’autorité de Dieu son peuple qui s’en écartait progressivement sous l’influence des obscures conceptions des sombres races environnantes.
On peut essayer de montrer le chemin à son frère, pour qu’il étende sa vision et incorpore le bien, mais on ne peut lui transférer ce que l’on possède.
p.143
Jésus est capable d’enseigner et de guérir aujourd’hui bien mieux que jamais autrefois. Vous pouvez
accéder à sa présence à tout moment pourvu que vous le vouliez. Si vous le cherchez, vous le trouverez. Jésus n’est pas un roi qui puisse vous obliger à accepter sa présence, mais un grand frère qui reste toujours prêt à vous aider et à aider le monde. Quand il vivait sur le plan mortel ou terrestre, il ne pouvait atteindre qu’un nombre restreint de personnes. Sous la forme qu’il a revêtue aujourd’hui, il Peut atteindre tous ceux qui regardent vers lui.
N’a-t-il pas dit :
« Là où je me trouve, vous pouvez vous trouver aussi » ? Cela signifie-t-il qu’il soit loin dans un endroit appelé ciel, et qu’il vous faille mourir pour y accéder ? Non, il est là où vous êtes, il peut marcher et parler avec vous. Il suffit de le laisser faire. Élevez un peu votre regard, embrassez un
horizon-plus vaste, et vous le verrez pour peu que votre coeur et votre pensée soient sincèrement avec lui. Vous pouvez marcher et parler avec lui.
Quand j’ai dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie », je, n’avais pas l’intention d’apporter à l’humanité l’idée que j’étais à moi seul l’unique lumière véritable. J’ai dit également : « Autant il y en a qui sont conduits par l’esprit de Dieu, autant il y a de fils de Dieu. » Quand j’ai dit : « Je suis le fils parfait, le Fils Unique engendré de Dieu chez lequel le Père prend son plaisir », j’entendais affirmer à l’humanité entière que l’un des enfants de Dieu voyait, comprenait, et proclamait sa divinité.
Puis en vivant la vie sainte d’un coeur sincère et persévérant, il devint ce qu’il proclamait être.
Gardant les yeux fixés sur cet idéal il en remplit son corps tout entier et le but recherché fut atteint.
p.150
Cette loi est la suivante :
« Votre prière est exaucée selon votre foi. » Je dirai sous une autre forme : « Quels que soient les objets de vos désirs quand vous priez, croyez que vous les avez reçus, et vous les aurez. »
Le secret consiste à se mettre consciemment à l’unisson avec Dieu. Il faut ensuite s’y maintenir sans dévier d’une ligne, quand bien même le monde entier s’y opposerait.
Jésus disait : « De moi-même, je ne puis rien faire. Le Père qui habite en moi fait seul le travail.» Ayez foi en Dieu. Ne doutez pas, ne craignez pas. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de limite à la puissance de Dieu. « Toutes choses sont possibles. »
En formulant votre demande, employez des mots positifs.
Rien n’existe que l’état de perfection souhaité. Ensuite plantez dans votre âme la graine d’idée parfaite à l’exclusion de toute autre. Demandez à manifester la santé et non à être guéris de la maladie. Priez pour exprimer l’harmonie et réaliser l’abondance, et non pour être délivrés de
l’inharmonie, de la misère, et des limitations.
Maintenant, ayez votre pensée et votre vision fixées sur l’atome central. Maintenez cet atome dans votre pensée le temps d’imprimer votre désir en lui. Vous abaisserez ses vibrations jusqu’à ce qu’il devienne glace. Alors tous les atomes environnants s’empresseront d’obéir à votre désir.
Leurs vibrations seront abaissées jusqu’à ce qu’ils adhèrent à la particule centrale, et au bout d’un instant vous aurez de la glace. Il n’est pas même nécessaire que vous ayez de l’eau, il suffit que vous ayez l’idéal.
p.169
Quand j’ai dit : « Je suis le Christ, le Fils unique de Dieu », je n’ai pas proclamé cela pour moi seul. Si je l’avais fait, je n’aurais pas pu devenir le Christ. J’avais vu clairement que pour exprimer le Christ, il était nécessaire pour moi comme pour chacun de le proclamer, puis de vivre la vie sainte. Après quoi, le Christ apparaîtrait nécessairement. Si l’on ne vit pas la vie sainte, on peut proclamer le Christ tant qu’on voudra, il n’apparaîtra jamais. Chers amis, imaginez que tout le monde proclame le Christ et vive la vie sainte pendant un an. Quel prodigieux réveil ! On ne peut en imaginer les conséquences.
L’histoire du Christ n’a pas commencé avec ma naissance, pas plus qu’elle ne s’est terminée avec ma
crucifixion. Le Christ existait quand Dieu créa le premier homme à son image et à sa ressemblance. Le Christ et cet homme ne font qu’un. Tous les hommes et cet homme ne font qu’un. De même que Dieu était son Père, de même Dieu est le Père de tous les hommes, de tous les enfants de Dieu.
De même que l’enfant possède les qualités de ses parents, de même le Christ existe en chaque enfant.
p.215
Vous découvrirez bientôt qu’en fixant avec persévérance vos pensées sur Dieu, vous pouvez élever les vibrations de votre corps au point où elles se fondent harmonieusement avec celles de la perfection divine Alors vous ne faites plus qu’un avec elle et par conséquent avec Dieu. Vous pouvez
influencer les vibrations corporelles des gens avec qui vous entrez en contact de manière à ce qu’ils voient la même perfection que vous.
p.277
Voici les pensées en question : Quand je dis : « Voici, un Christ de Dieu est, là », je vois l’Homme-Dieu qui se présente. Je vois mon corps comme le vrai temple de Dieu, l’instrument, le chenal parfait à travers lequel se manifeste librement le Principe Créateur. Alors les créations correspondantes sont pures en image, en forme, et en ressemblance. JE SUIS DIEU, et dans cette attitude, je me présente en maître de toute situation et je manifeste ce que j’adore. En aucun cas je ne puis manifester Dieu si « JE SUIS » ne présente pas Dieu à toute l’humanité. Dans cette attitude positive, l’homme domine toutes les situations. Le Christ est vainqueur et triomphant. Dieu et l’homme marchent la main dans la main et ne font qu’un. Il n’y a plus qu’un Principe, qu’un Homme.
L’un de nous réfléchit un instant puis demanda : Comment pouvons-nous manifester cette lumière et nous en servir pratiquement ?
La réponse vint : Laissez votre corps devenir un moteur à travers lequel s’écoule ce grand Principe rayonnant et créateur, qui est l’émanation de tout pouvoir. Alors votre corps réagira comme une génératrice électrique. Il collectera et amplifiera cette énergie, et vous l’extérioriserez sous forme de rayons de la pure lumière blanche à laquelle rien ne peut résister. Dans ces conditions, aucune tentative dirigée contre vous ne peut vous faire de mal. Vous pouvez également envoyer le long de ces rayons lumineux des impulsions d’énergie électrique tellement intenses qu’elles détruiront le corps de quiconque essaiera de vous nuire.
Celui qui résiste à cette énergie ne fait que l’intensifier et en augmenter les effets.
Vibrer c’est vivre.
Voyez-vous maintenant comment vous vivez constamment avec Dieu ? Dans cette attitude, il n’y a aucune possibilité de séparation. La seule séparation est la résistance, cause de l’inharmornie.
Rien de mauvais ne peut vous approcher quand vous vous tenez sur la Montagne Sainte, unis à Dieu. Il ne s’agit plus d’un privilège spécial à quelques-uns, mais d’une possibilité pour tous. JE SUIS est la grande cause absolue, la source dans laquelle tous les enfants sont unis à Dieu. Ils vivent alors sous LA LOI, sous le régime de la pensée active vibrant au rythme le plus élevé. Aucune vibration
inharmonieuse ne peut atteindre ce rythme ni pénétrer dans cette sphère où les hommes sont chez eux et à laquelle tous appartiennent. Elle constitue leur Royaume Divin.
On peut aussi se servir de ce pouvoir pour renvoyer les pensées fausses et les désirs nuisibles dirigés contre soi. Si vous le voulez, vous pouvez aussi intensifier ce rayon blanc de lumière divine, le douer du pouvoir de Dieu, amplifier et transformer l’énergie de la chose ou de la pensée dirigée vers vous, puis la placer dans votre réflecteur et la retourner à l’envoyeur avec la vitesse de la lumière.
p.284
Cependant, dans ce silence complet règne la plus grande activité de Dieu. À nouveau rien ne me trouble, et le silence complet m’entoure de tous côtés. Le rayonnement de la lumière s’étend maintenant au vaste univers de Dieu, et je sais que la vie consciente est partout. Je répète sans crainte
que je suis Dieu. Je suis silencieux et n’ai pas peur.
J’élève le Christ bien haut en moi-même et je chante les louanges de Dieu. L’inspiration fredonne dans la tonalité de ma musique. La Grande Mère chante une vie nouvelle, de plus en plus haut en moi-même. Plus fort et plus clairement chaque jour, l’inspiration élève ma pensée consciente jusqu’à
la mettre à l’unisson du rythme de Dieu. À nouveau j’élève bien haut le Christ, et je prête une oreille attentive à la joyeuse musique. L’harmonie est ma clef, et Dieu est le thème de mon chant. Il scelle mon cantique du sceau de la vérité.
p.25
Le jour de Noël signifie la naissance du grand maître et éducateur. Il ne rappelle pas seulement la venue au monde de Jésus le Christ, mais il symbolise la naissance du Christ dans chaque conscience humaine.
Il est venu vers nous pour mieux nous faire comprendre la vie, ici, sur terre. Il nous a montré que
toutes les limitations matérielles viennent de l’homme, et qu’il ne faut jamais les interpréter autrement.
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Silence étant synonyme de pouvoir quand nous atteignons le lieu du silence dans notre pensée, nous
sommes à l’endroit du pouvoir, où tout n’est qu’unité, un seul pouvoir, Dieu : « Soyez silencieux et sachez que je suis Dieu. » Pouvoir dispersé égale bruit. Pouvoir concentré égale silence. Quand nous concentrons, quand nous ramenons nos forces à un centre d’énergie unique, nous prenons contact avec Dieu dans le silence. Nous sommes unis à lui, donc unis à tout pouvoir.
Dieu n’écoute ni notre flot de paroles ni nos clameurs bruyantes répétées en vain. Il faut le rechercher au moyen de notre Christ intérieur, la connexion invisible que nous possédons avec lui en nous-mêmes. Adoré en esprit et en vérité, il écoute l’appel de l’âme sincèrement ouverte à lui. Quiconque prend contact avec le père dans le secret constatera son pouvoir par la réalisation de tous ses désirs.
p.43
Quand Jésus disait. « Je suis la porte », il voulait dire que « JE SUIS » dans chaque âme est la porte par laquelle Dieu, le grand « JE SUIS », exprime sa vie, son pouvoir, et sa substance à travers l’individu. « JE SUIS » s’exprime sur un mode unique en quatre stades : le concept, la pensée, la parole, et l’acte. Ce pouvoir, cette substance, cette intelligence, L’ÉTERNEL sont modelés par la conscience.
Chaque individu étant un concept de la Pensée divine est maintenu dans cette pensée comme une idée parfaite. Nul ne se conçoit lui-même.
Notre contact avec la Pensée de Dieu nous permet de penser par elle et de nous connaître tels que nous sommes en réalité. L’homme prend contact avec la Pensée de Dieu par la vraie méditation, et en forme alors une expression véritable.
Le silence n’est pas moins important. Il faut forcer l’imagination personnelle à se taire pour permettre à la Pensée de Dieu d’illuminer la conscience de toute sa splendeur.
Nous comprenons que nous avons un seul temple à bâtir, celui du Dieu vivant à l’intérieur de
nous-mêmes. Alors le Saint-Esprit remplit la conscience, et, les illusions sensuelles du péché, de la maladie, de la misère, et de la mort cessent d’exister. Tel est le grand but du Silence.
Jésus avait reconnu qu’en vivant dans la conscience du Christ, on ne connaît pas de limitations. Il tourna ses regards vers Dieu, source et créateur de tout, et le remercia de laisser toujours à portée de la main des hommes le pouvoir et la substance nécessaires pour satisfaire tous leurs besoins.
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Tout récemment, vous avez vu se former de la glace sans cause apparente. Toutefois, il y avait une cause, la même qui crée le pain. Je peux me servir de la loi tant que j’emploie le pain ou la glace au profit de l’humanité, ou bien tant que je travaille avec l’amour de la loi, en accord avec elle, ou bien
encore que je manifeste mon expression selon le désir de Dieu. Il est bon de faire du pain, de la glace, ou un objet désiré. Chacun devrait se hâter vers le lieu où l’on peut faire toutes ces choses. Ne voyez-vous pas qu’il faut vous servir de la loi la plus haute, la loi absolue de Dieu ? Vous produirez ce dont vous avez besoin et ce que vous avez conçu en pensée comme votre plus haut idéal !
Pour rendre le ciel manifeste, sachez qu’il ne contient rien de matériel. Tout y est spirituel. Le ciel est un état de conscience parfait, un monde parfait sur terre, ici et maintenant. Il nous suffit de l’accepter. Il est là, autour de moi, attendant que j’ouvre mon oeil intérieur grâce auquel mon corps deviendra lumière. Cette lumière n’est ni celle du soleil ni celle de la lune mais celle du Père, et le Père est là, au plus profond de mon être. Rien n’est matériel, tout est spirituel. Pour réaliser ce monde merveilleux donné par Dieu qui est là, ici et maintenant, il faut le connaître en pensée.
C’est ainsi que Dieu a tout créé. Il commença par rester paisible et contemplatif, puis vit la lumière et dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Toujours de la même manière il dit : « Qu’il y ait un firmament. » Et il en fut comme il avait dit. Et ainsi de suite il maintint fermement chaque forme ou idéal dans sa pensée, prononça la parole, et l’idéal fut manifesté.
Depuis que l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, il a reçu le pouvoir de créer exactement comme Dieu ; et Dieu s’attend à ce que l’homme use de son pouvoir aussi librement que lui, et exactement de la même manière. Il faut d’abord percevoir le besoin, puis concevoir le bien, l’idéal destiné à remplir le moule maintenu dans la conscience, puis le remplir de la Substance Universelle de Pensée. Il faut enfin prononcer la parole, dire que le moule est plein, et il en est ainsi, et c’est bien.
p.53
On dit souvent que Jésus se retirait sur une haute montagne. Je ne sais s’il y montait physiquement ou non, mais je sais qu’il nous faut tous monter dans les hauteurs, dans les plus grandes hauteurs de la conscience, pour recevoir l’illumination. Ces hauteurs sont au sommet de la tête, et si les facultés n’y sont pas développées, il faut les développer par des pensées spirituelles. Ensuite, il faut laisser l’amour se répandre à partir du coeur, centre de l’amour, pour équilibrer la pensée. Cela fait, le Christ se révèle. Le fils de l’homme perçoit qu’il est Fils de Dieu, le Fils Unique en lequel le Père trouve son plaisir. Enfin, il faut vivre cela pour tous, avec un amour continuel.
p.57
Vous avez parfaitement raison, tout vient de la conscience de l’homme. Selon ce qu’il
pense, il est limité ou illimité, libre ou esclave. Croyez-vous que les hommes que vous avez vus marcher hier sur la rivière pour s’éviter notre détour fastidieux soient des créatures spéciales et privilégiées ? Non, ils ne diffèrent en rien de vous par leur création. Ils n’ont pas été doués d’un
atome de pouvoir de plus que vous, Ils ont simplement développé leur pouvoir divin par le bon usage de leur force de pensée. Tout ce que vous nous avez vus faire, vous pouvez le faire aussi, dans la même plénitude et la même liberté, car tous nos actes sont en harmonie avec une loi précise dont chaque être humain peut se servir à volonté.
Par le processus de la pensée, par la Conscience intérieure de Christ, nous pouvons transmuer notre entourage et nos conditions de vie. Tout cela se fait entièrement par le pouvoir donné à l’homme de concevoir un idéal et de réaliser l’objet correspondant. Il faut d’abord savoir, percevoir, croire par la foi que Christ est en nous. Il faut ensuite comprendre le vrai sens de la doctrine de Jésus, maintenir uni à Dieu notre corps spirituel fait à son image et à sa ressemblance. Il faut le fondre dans le corps parfait de Dieu, car c’est ainsi fondus que Dieu nous voit. Alors nous avons idéalisé, puis conçu et manifesté le corps parfait de Dieu. Nous sommes vraiment « nés de nouveau » dans le Royaume de l’Esprit de Dieu, et nous en faisons partie.
p.82
Regardez donc la qualité divine de chaque homme sans le comparer à d’autres, et vous le trouverez semblable à moi. Recherchez le Christ sur tout visage et vous y ferez apparaître cette qualité divine. Nous évitons les comparaisons. Nous ne voyons que le Christ en tous et à tout instant.
En laissant Dieu s’exprimer par vous, vous vivrez avec nous.
L’homme devrait avoir conscience que toute idée est une expression directe et parfaite de Dieu. Aussitôt qu’elle traverse son esprit, il devrait en faire un idéal exprimant Dieu, ne plus y apporter son grain de sel mortel, et laisser Dieu s’extérioriser à travers lui d’une façon parfaite.
p.87
Ils ne s’attribuaient aucun mérite, disant toujours que c’était Dieu qui s’exprimait à travers
eux.
« De moi-même, je ne peux rien faire. Le Père qui demeure en moi fait seul les oeuvres. »
p.104
Ne savez-vous pas que Christ demeure en vous comme en chacun ? Ne savez-vous pas que votre corps est pur ; parfait, jeune, toujours beau et divin ? Ne savez-vous pas que Dieu vous a créés exactement à son image et à sa ressemblance, et vous a donné autorité sur toutes choses ? Par vous-mêmes, vous êtes toujours Christ, le parfait Fils de Dieu, le fils unique en qui le Père et la Mère prennent plaisir. Vous êtes purs, parfaits, saints, divins, unis à Dieu qui est la totalité du Bien. Et tout enfant a le droit de proclamer cette filiation, cette divinité.
On peut se servir du principe divin de l’Amour pour faire face à tous les besoins de l’humanité et dissiper toutes les tristesses, infirmités, ou situations misérables qui la harcèlent.
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Si nous agissons dans l’esprit d’amour, il faut que Dieu soit présent dans notre conscience. S’identifier avec la Vie, l’Amour, et la Sagesse, c’est prendre consciemment contact avec Dieu, c’est recevoir un afflux d’abondance semblable à l’afflux de vivres qui nous fut envoyé ce soir. Vous voyez que l’abondance règne pour tous, et qu’en sa présence nul n’est dans le besoin. Il faut que cette idée d’abondance élève l’esprit bien au-delà des frontières des limitations. Pour recevoir l’abondance, il faut abandonner toute idée d’objet particulier. Elle est si vaste qu’elle ne laisse pas place aux idées de détail. Pour la maintenir dans la pensée, il faut que la conscience s’élance au loin dans l’Universel et s’ébatte dans la joie d’une liberté parfaite.
Jésus ne se permit jamais de demeurer à l’extérieur. Il maintint toutes ses pensées au centre de son nous. Jésus fit briller le Christ pour le montrer dans sa perfection, qui déborde l’homme de chair, dépasse le corps physique. C’est ainsi qu’il accomplit toutes ses oeuvres puissantes, et non parce qu’il différait de vous en quelque point. Ses pouvoirs n’étaient pas plus grands que les vôtres aujourd’hui. Il ne faut pas le considérer comme fils d’un Dieu dont nous serions seulement les serviteurs. Le Père a implanté dans chaque enfant la même étincelle divine.
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Tout germe d’idée placé dans l’âme devient une conception. L’activité cérébrale lui donne une forme pensée, puis l’idée s’extériorise sous un aspect physique. Les idées de perfection produisent des perfections, les idées imparfaites des imperfections. De même que la terre ensoleillée produit avec la même bonne volonté le plus grand arbre ou la fleur la plus frêle selon les graines respectives qui y sont plantées, de même l’âme illuminée par l’esprit répond à l’homme. Ce que l’homme désire, ce qu’il a demandé avec foi, il l’a déjà reçu.
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Il faut que chaque âme apprenne à exprimer la vie, à s’en saisir, et à rayonner à partir de son propre centre vital pour extérioriser, en vue d’un but défini et par une action précise, les dons que Dieu
lui a conférés.
Il faut que chacun épanouisse sa propre vie. Il n’est pas possible à l’un de vivre à la place de l’autre.
Le but de Dieu, c’est que l’homme demeure à sa divine image, et à sa ressemblance. Le principal but de la vie d’un homme devrait donc être d’exprimer ce que Dieu a conçu pour lui.
L’homme ne peut développer la plénitude de ses pouvoirs que s’il a un idéal sincère, un but véritable dans la vie. Jésus en avait conscience et avait pris fermement la haute résolution d’agir en conformité.
« Heureux les pauvres », voulant dire par là que toute limitation dans la vie est bonne si elle peut créer chez l’individu le désir de s’élever au-dessus d’elle et de s’en libérer.
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L’individu peut découvrir le « JE SUIS », et savoir que c’est à l’intérieur de lui-même que se trouve tout pouvoir capable de satisfaire l’âme, de répondre à tous ses besoins et désirs.
Dès qu’il sait que JE SUIS est l’accomplissement de son désir, celui-ci se trouve accompli.
Alors la connaissance du JE SUIS apporte une compréhension et un réveil incroyables. Elle montre qu’à l’intérieur de soi se trouvent le pouvoir, la substance, et l’intelligence à partir desquels toute forme prend naissance.
Dès que l’on est en mesure de formuler intelligemment un désir juste et de préciser l’idée correspondante, le pouvoir, l’intelligence, et la substance de l’esprit affluent nécessairement pour le réaliser.
Pour extérioriser la vision, il faut y conformer toutes nos idées, nos pensées, nos paroles, et nos actes. Telle est la vraie concentration, celle de la dévotion, le centrage de toutes les forces sur l’essentiel. C’est le signe que l’on aime l’idéal. Or, l’idéal ne peut être exprimé qu’au moyen de l’amour, car c’est l’amour qui en fait est un idéal.
S’il passe à travers la conscience, l’organisme entier répond et fait vibrer chaque cellule par l’amour qu’il exprime. Alors le corps s’harmonise, l’âme rayonne, la pensée s’illumine, les idées deviennent pénétrantes, brillantes, vivantes, précises. La parole devient positive, vraie, constructive.
Dès que nous jouons le rôle du Fils en pensée, en paroles, et en action, nous découvrons que le Père a exaucé tous les désirs de notre coeur.
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Inspirer la foi par le seul fait que l’existence et les oeuvres de Jésus ont été la démonstration vivante de son enseignement.
Il vit que l’objet de ses recherches était au fond de lui-même. Pour être le Christ, il lui fallait proclamer qu’il était le Christ, puis avec des mobiles purs dans sa vie, sa pensée, sa parole, et ses actes, vivre la vie qu’il recherchait afin de l’incorporer dans son propre corps physique.
Les doctrines extérieures l’amenèrent simplement à voir sa propre divinité et la représentation de
celle-ci, le Christ, qui existe en chacun, non pas chez quelques-uns, mais chez tous.
Après avoir déifié Osiris, les chroniqueurs commencèrent à reproduire ses traits. Au début, son image
ne visait qu’au symbole de ce qu’il représentait, puis elle se fixa progressivement dans les esprits. L’idéal fut oublié, et seule subsista l’idole vide de sens. Bouddha fut également déifié par les chroniqueurs longtemps après son époque. Remarquez le nombre d’images qui ont été faites de lui, la conséquence en étant que l’on adore l’image au lieu de l’idéal. Il en résulta de nouveau une idole vide de sens. Il en va de même pour tous les signes et symboles.
Bouddha reçut ses enseignements de la même source qu’Osiris, mais d’une manière différente. Les enseignements qui parvinrent au Bouddha en Birmanie provenaient de la Terre Maternelle et lui furent apportés par les Naacals. Les enseignements d’Osiris lui parvinrent sans intermédiaires, car ses ancêtres vivaient dans la Terre Maternelle où il fut envoyé dès sa jeunesse pour étudier. Après la fin de ses études, il revint à son foyer, devint le guide des Atlantes, et ramena vers l’autorité de Dieu son peuple qui s’en écartait progressivement sous l’influence des obscures conceptions des sombres races environnantes.
On peut essayer de montrer le chemin à son frère, pour qu’il étende sa vision et incorpore le bien, mais on ne peut lui transférer ce que l’on possède.
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Jésus est capable d’enseigner et de guérir aujourd’hui bien mieux que jamais autrefois. Vous pouvez
accéder à sa présence à tout moment pourvu que vous le vouliez. Si vous le cherchez, vous le trouverez. Jésus n’est pas un roi qui puisse vous obliger à accepter sa présence, mais un grand frère qui reste toujours prêt à vous aider et à aider le monde. Quand il vivait sur le plan mortel ou terrestre, il ne pouvait atteindre qu’un nombre restreint de personnes. Sous la forme qu’il a revêtue aujourd’hui, il Peut atteindre tous ceux qui regardent vers lui.
N’a-t-il pas dit :
« Là où je me trouve, vous pouvez vous trouver aussi » ? Cela signifie-t-il qu’il soit loin dans un endroit appelé ciel, et qu’il vous faille mourir pour y accéder ? Non, il est là où vous êtes, il peut marcher et parler avec vous. Il suffit de le laisser faire. Élevez un peu votre regard, embrassez un
horizon-plus vaste, et vous le verrez pour peu que votre coeur et votre pensée soient sincèrement avec lui. Vous pouvez marcher et parler avec lui.
Quand j’ai dit : « Je suis le chemin, la vérité, et la vie », je, n’avais pas l’intention d’apporter à l’humanité l’idée que j’étais à moi seul l’unique lumière véritable. J’ai dit également : « Autant il y en a qui sont conduits par l’esprit de Dieu, autant il y a de fils de Dieu. » Quand j’ai dit : « Je suis le fils parfait, le Fils Unique engendré de Dieu chez lequel le Père prend son plaisir », j’entendais affirmer à l’humanité entière que l’un des enfants de Dieu voyait, comprenait, et proclamait sa divinité.
Puis en vivant la vie sainte d’un coeur sincère et persévérant, il devint ce qu’il proclamait être.
Gardant les yeux fixés sur cet idéal il en remplit son corps tout entier et le but recherché fut atteint.
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Cette loi est la suivante :
« Votre prière est exaucée selon votre foi. » Je dirai sous une autre forme : « Quels que soient les objets de vos désirs quand vous priez, croyez que vous les avez reçus, et vous les aurez. »
Le secret consiste à se mettre consciemment à l’unisson avec Dieu. Il faut ensuite s’y maintenir sans dévier d’une ligne, quand bien même le monde entier s’y opposerait.
Jésus disait : « De moi-même, je ne puis rien faire. Le Père qui habite en moi fait seul le travail.» Ayez foi en Dieu. Ne doutez pas, ne craignez pas. Souvenez-vous qu’il n’y a pas de limite à la puissance de Dieu. « Toutes choses sont possibles. »
En formulant votre demande, employez des mots positifs.
Rien n’existe que l’état de perfection souhaité. Ensuite plantez dans votre âme la graine d’idée parfaite à l’exclusion de toute autre. Demandez à manifester la santé et non à être guéris de la maladie. Priez pour exprimer l’harmonie et réaliser l’abondance, et non pour être délivrés de
l’inharmonie, de la misère, et des limitations.
De tout mon coeur
Ô coeur de mon être, ô Père, je ne fais qu’un avec toi. Je te reconnais pour l’Éternel, le Père de tous. Tu es Esprit, omniprésent, omniscient. Tu es sagesse, amour, et vérité. Tu es le pouvoir, la substance, et l’intelligence dont toutes choses ont été formées et grâce à quoi elles ont été créées.
Tu es la vie de mon esprit, la substance de mon âme, l’intelligence de ma pensée. Je t’exprime dans mon corps et mon activité. Tu es le commencement et la fin, la totalité du
bien que je peux exprimer. Le désir de ma pensée, implanté par mon âme, est vivifié par toi en mon esprit. Dans la plénitude du temps ; et par la loi de la foi, il est rendu visible dans mon expérience. Le bien que je désire existe déjà en esprit sous forme invisible, et je sais que je le possède déjà.
De toute mon âme
Les paroles que je prononce maintenant, ô mon Père, te décrivent l’objet de mon désir. Il est planté comme une graine dans la terre de mon âme et vivifié dans mon esprit par ta vie. Il faut qu’il s’épanouisse, il faut qu’il s’extériorise.
Je ne permets qu’à ton esprit - Sagesse, Amour, et Vérité - de se mouvoir dans mon âme. Je désire exclusivement ce qui est bon pour tous, et je te demande maintenant de
l’accomplir.
Père qui es en moi, je demande à exprimer l’amour, la sagesse, la force, et la jeunesse éternelle. Je demande à réaliser l’harmonie, le bonheur, et une abondante prospérité.
Je demande à recevoir directement mon intelligence de toi afin de comprendre la manière de tirer de la substance universelle ce qui est nécessaire à la satisfaction de tous les bons désirs. Et ceci, non dans un but égoïste, mais avec des mobiles purs en vue de posséder l’intelligence me permettant de rendre service à tous tes enfants.
De toute ma pensée
Ce que je désire est maintenant rendu clair. Je forme uniquement dans ma pensée ce que je désire. Comme une graine qui commence à croître sous terre dans le calme et l’obscurité, mon désir prend maintenant corps dans le royaume silencieux et invisible de mon âme. J’entre dans ma chambre secrète et je ferme la porte. Avec tranquillité et confiance, je maintiens mon désir dans ma pensée comme s’il était déjà accompli. Père, j’attends maintenant son exécution parfaite. Père qui es en moi, je te remercie de ce que l’accomplissement de mon désir soit continuellement réalisé dans l’invisible. Je sais que tu as répandu sur tout le monde avec amour et générosité l’abondance de tes trésors.
Tu as exaucé tous les bons désirs de ma vie. Tu me permets de participer à tes opulentes ressources. Je peux réaliser mon unité avec toi, et chacun de tes enfants peut en faire autant. Tout ce que je possède, je peux le répandre sur tous afin d’aider tous tes enfants. Tout ce que j’ai je te le donne, mon Père.
De toute ma force
Par aucun acte ni aucune pensée, je ne dénierai avoir reçu en esprit l’exaucement de mon désir. Sa réalisation est maintenant parfaitement nette. Par l’esprit, l’âme, la pensée, et le corps, je suis sincère quant à mon désir. J’ai perçu ce qui était bon pour moi en esprit. Je l’ai conçu comme une idée parfaite dans mon âme. Je lui ai donné la véritable forme-pensée. Il est parfait. Je l’appelle maintenant à devenir visible, à devenir la manifestation véritable.Il faut d’abord former une image centrale de ce que vous désirez et la maintenir directement dans votre pensée juste assez longtemps pour la fixer. Ensuite, il faut la laisser complètement de côté et regarder droit à la substance universelle. Sachez que cette substance est une partie de Dieu, par conséquent une partie de vous-même. Elle contient tout ce dont vous avez besoin, et Dieu vous la fournit en surabondance aussi vite que vous pouvez l’employer. Elle est inépuisable. Tous ceux qui en ont bénéficié l’ont puisée consciemment ou inconsciemment à cette source.
Je te remercie, Père, de posséder ce que je possède dès maintenant : l’amour, la sagesse, l’intelligence, la vie, la santé, la force, la jeunesse éternelle, l’harmonie, le bonheur,
l’abondance, et la méthode pour produire à partir de la substance universelle ce qu’il faut pour satisfaire tous les bons désirs.
Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la splendeur du Seigneur ?
Maintenant, ayez votre pensée et votre vision fixées sur l’atome central. Maintenez cet atome dans votre pensée le temps d’imprimer votre désir en lui. Vous abaisserez ses vibrations jusqu’à ce qu’il devienne glace. Alors tous les atomes environnants s’empresseront d’obéir à votre désir.
Leurs vibrations seront abaissées jusqu’à ce qu’ils adhèrent à la particule centrale, et au bout d’un instant vous aurez de la glace. Il n’est pas même nécessaire que vous ayez de l’eau, il suffit que vous ayez l’idéal.
p.169
Quand j’ai dit : « Je suis le Christ, le Fils unique de Dieu », je n’ai pas proclamé cela pour moi seul. Si je l’avais fait, je n’aurais pas pu devenir le Christ. J’avais vu clairement que pour exprimer le Christ, il était nécessaire pour moi comme pour chacun de le proclamer, puis de vivre la vie sainte. Après quoi, le Christ apparaîtrait nécessairement. Si l’on ne vit pas la vie sainte, on peut proclamer le Christ tant qu’on voudra, il n’apparaîtra jamais. Chers amis, imaginez que tout le monde proclame le Christ et vive la vie sainte pendant un an. Quel prodigieux réveil ! On ne peut en imaginer les conséquences.
L’histoire du Christ n’a pas commencé avec ma naissance, pas plus qu’elle ne s’est terminée avec ma
crucifixion. Le Christ existait quand Dieu créa le premier homme à son image et à sa ressemblance. Le Christ et cet homme ne font qu’un. Tous les hommes et cet homme ne font qu’un. De même que Dieu était son Père, de même Dieu est le Père de tous les hommes, de tous les enfants de Dieu.
De même que l’enfant possède les qualités de ses parents, de même le Christ existe en chaque enfant.
p.215
Vous découvrirez bientôt qu’en fixant avec persévérance vos pensées sur Dieu, vous pouvez élever les vibrations de votre corps au point où elles se fondent harmonieusement avec celles de la perfection divine Alors vous ne faites plus qu’un avec elle et par conséquent avec Dieu. Vous pouvez
influencer les vibrations corporelles des gens avec qui vous entrez en contact de manière à ce qu’ils voient la même perfection que vous.
p.277
Voici les pensées en question : Quand je dis : « Voici, un Christ de Dieu est, là », je vois l’Homme-Dieu qui se présente. Je vois mon corps comme le vrai temple de Dieu, l’instrument, le chenal parfait à travers lequel se manifeste librement le Principe Créateur. Alors les créations correspondantes sont pures en image, en forme, et en ressemblance. JE SUIS DIEU, et dans cette attitude, je me présente en maître de toute situation et je manifeste ce que j’adore. En aucun cas je ne puis manifester Dieu si « JE SUIS » ne présente pas Dieu à toute l’humanité. Dans cette attitude positive, l’homme domine toutes les situations. Le Christ est vainqueur et triomphant. Dieu et l’homme marchent la main dans la main et ne font qu’un. Il n’y a plus qu’un Principe, qu’un Homme.
L’un de nous réfléchit un instant puis demanda : Comment pouvons-nous manifester cette lumière et nous en servir pratiquement ?
La réponse vint : Laissez votre corps devenir un moteur à travers lequel s’écoule ce grand Principe rayonnant et créateur, qui est l’émanation de tout pouvoir. Alors votre corps réagira comme une génératrice électrique. Il collectera et amplifiera cette énergie, et vous l’extérioriserez sous forme de rayons de la pure lumière blanche à laquelle rien ne peut résister. Dans ces conditions, aucune tentative dirigée contre vous ne peut vous faire de mal. Vous pouvez également envoyer le long de ces rayons lumineux des impulsions d’énergie électrique tellement intenses qu’elles détruiront le corps de quiconque essaiera de vous nuire.
Celui qui résiste à cette énergie ne fait que l’intensifier et en augmenter les effets.
Vibrer c’est vivre.
Voyez-vous maintenant comment vous vivez constamment avec Dieu ? Dans cette attitude, il n’y a aucune possibilité de séparation. La seule séparation est la résistance, cause de l’inharmornie.
Rien de mauvais ne peut vous approcher quand vous vous tenez sur la Montagne Sainte, unis à Dieu. Il ne s’agit plus d’un privilège spécial à quelques-uns, mais d’une possibilité pour tous. JE SUIS est la grande cause absolue, la source dans laquelle tous les enfants sont unis à Dieu. Ils vivent alors sous LA LOI, sous le régime de la pensée active vibrant au rythme le plus élevé. Aucune vibration
inharmonieuse ne peut atteindre ce rythme ni pénétrer dans cette sphère où les hommes sont chez eux et à laquelle tous appartiennent. Elle constitue leur Royaume Divin.
On peut aussi se servir de ce pouvoir pour renvoyer les pensées fausses et les désirs nuisibles dirigés contre soi. Si vous le voulez, vous pouvez aussi intensifier ce rayon blanc de lumière divine, le douer du pouvoir de Dieu, amplifier et transformer l’énergie de la chose ou de la pensée dirigée vers vous, puis la placer dans votre réflecteur et la retourner à l’envoyeur avec la vitesse de la lumière.
p.284
Cependant, dans ce silence complet règne la plus grande activité de Dieu. À nouveau rien ne me trouble, et le silence complet m’entoure de tous côtés. Le rayonnement de la lumière s’étend maintenant au vaste univers de Dieu, et je sais que la vie consciente est partout. Je répète sans crainte
que je suis Dieu. Je suis silencieux et n’ai pas peur.
J’élève le Christ bien haut en moi-même et je chante les louanges de Dieu. L’inspiration fredonne dans la tonalité de ma musique. La Grande Mère chante une vie nouvelle, de plus en plus haut en moi-même. Plus fort et plus clairement chaque jour, l’inspiration élève ma pensée consciente jusqu’à
la mettre à l’unisson du rythme de Dieu. À nouveau j’élève bien haut le Christ, et je prête une oreille attentive à la joyeuse musique. L’harmonie est ma clef, et Dieu est le thème de mon chant. Il scelle mon cantique du sceau de la vérité.




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