Signes de vie, JR Dos Santos
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Dans le cas de la vie dans l'univers, Ce qui est en cause ce sont des milliers et des milliers de jackpots successifs.La probabilité qu'en tirant avec un laser dans le ciel que l'on atteigne une cible de quelques centimètres dans la galaxie la plus proche.
C’est-à-dire, une probabilité proche du zéro absolu ça, dans le cas d'une seule Constante de la nature. Maintenant, imaginez le même genre de probabilité avec les multiples constantes nécessaires pour que la vie existes dans l'univers. Nous comprenons que les constantes de la nature et leurs valeurs respectives, devaient être celles-là, et uniquement, celles-là, afin que la vie soit possible. L'existence de tant et tant de jackpots absolument improbables est la preuve que l'univers a été délibérément conçu pour générer la vie. C'est comme si c'était la mission même de l'univers.
Qui dit intentionnalité, dit entité transcendante, c'est à dire Dieu.
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Vous ne savez pas car, comme tous les autres scientifiques, vous cherchez à découvrir les lois de nature, mais vous vous interdisez de vous interroger sur
leur origine et leur précision propre à générer la vie.
Nous ne pouvons pas invoquer Dieu chaque fois que nous n'avons pas de réponse à un problème. On ne comble pas les lacunes de la science avec Dieu. Il faut en finir avec le Dieu des lacunes. L'histoire de la pensée scientifique est pleine de situations apparemment inexplicables que l'on a commencé à expliquer avec Dieu, avant que l'on ne prouve qu'elles avaient une origine naturelle. Par exemple: la sélection naturelle. On a pensé pendant très longtemps que la vie était si parfaite et si complexe qu'elle ne pouvait avoir été créée que par Dieu. Jusqu'à ce que Darwin apparaisse.
Darwin a prouvé que la vie résultait de mécanismes évolutifs.
L'homme ne descend pas d'Adam et Eve, mais de micro-organismes.Personne de sensé ne conteste l'évolution ni que la vie en est le résultat.
Mais la question est la suivante:
d'où vient le mécanisme de l'évolution? Comment l'évolution est-elle apparue? Qui l'a créée ? Dans quel but? Telles sont les questions auxquelles il faut repOn
La science a déjà démontré que la vie résulte de mécanismes évolutifs. C'est absolument indéniable. Ce qu'il faut comprendre c'est d'où viennent ces mécanismes. Quelle est l'intention dans tout ça ?
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Il n'y a pas de réponse à ces questions. Elles sont au-delà de la physique.Tout comme les mathématiques?
Ce sont les physiciens eux-mèmes qui soulignent cette conjonction improbable entre une série de lois et de constantes de la nature, et leur très grande précision propre a générer la vie.
C'est cette succession de jackpots cosmiques qui ne semble pas être une simple coincidence. C'est
comment la science explique cette précision si minutieuse et tellement incroyable?
La réponse est le multivers. Selon la théorie du multivers, il n'y a pas qu'un seul univers, il y en a des milliards
et des milliards, chacun avec ses lois et ses constantes propres.
Dans notre univers, l'oméga est un virgule cinquante-neuf zéros, dans un autre univers ce sera un virgule cinquante-huit zéros, et ainsi de suite. Chaque univers a ses lois et constantes propres, avec des valeurs variant d'un cas à l'autre. Si l'on
considère qu'il existe des milliards et des milliards d'univers différents, il est statistiquement inévitable que certains aient trouvé la bonne formule pour créer la vie. Il n'y a donc pas de caractère inévitable ni d'intention. Il y a le hasard.
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Est-ce que hypothèse du multivers soit de la science? Un grand nombre de physiciens croient que le multivers existe vraiment.
Copernic avait tort d'affirmer que la Terre tournait autour du Soleil. En effet, l'opinion scientifique respectable qui prévalait à l'époque était que la Terre était au centre de l'univers.
La méthode scientifique n'est pas une démocratie en est pas juste parce que la majorité des scientifiques a estimé, à un moment donné, que la Terre n'était pas le centre de l'univers qu'elle ne l'est pas, Ce qui compte, ce sont les arguments de la
raison, pas ceux de la majorité. Pour être considérée scientifique, une théorie doit
comporter des prévisions vérifiables. Quand Einstein a formulé la théorie de la relativité, il avait prévu que lumière était affecté par la force de gravité. Une éclipse solaire à Sao Tomé-et-Principe a permis de constater que la lumière des étoiles était effectivement déviée par la gravité du Soleil, la confirmant ainsi cette prévision.
p304
L'onde de probabilités quantique démontre qu'un objet est dans
la métaréalité avent de se transformer dans notre réalité.
Pythagore a d ailleurs observé que les nombres régissent l'univers, Galilée a conclu que le grand livre de la nature est écrit en langage mathématique, et ainsi de suite.
Il existe en effet un lien étrange entre les mathématiques et la réalité physique, entre les nombres et la matière et l'énergie. Les uns génèrent les autres. La réalité
physique classique est notre monde, mais il existe une réalité des mathématiques et de la physique quantique par-delà notre réalité par-delà l'univers, par-delà l'espace et le temps, une réalité parallèle qui organise tout, une harmonie préalable qui exerce une influence sur le monde de la matière et de l'énergie
Il suffit de regarder ce qui nous entoure pour réaliser que tout dans la nature est structuré, calculé, pensé.
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L'idée que Dieu est un mathématicien.
Dieu est un mathématicien et il se sert des mathématiques pour organiser l'univers.
Comme des cristaux de glace. On dirait des kaléidoscopes. Les cristaux d'eau forment une sorte d'étoile à six branches d'une symétrie et d'une beauté stupéfiantes. Mais le plus étrange c'est qu'on n'en a jamais rencontré deux identiques. Comme les empreintes digitales.
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Un mathématicien autrichien, Kurt Gödel, a démontré grâce à deux théorèmes révolutionnaires, qu'en fin de compte, rien de tout cela n'était possible. L'univers ne s'explique pas par lui-même: il faut toujours recourir a des choses qui lui on
extérieures. La découverte de Gödel indique que, de la même manière que la physique exprime les mathématiques qui lui soit sous-jacentes
Les théorèmes d'incomplétude sont considérés comme l'une des plus grandes prouesse intellectuelles du XXe siècle, car ils démontrent qu'il y a des vérités en mathématiques que nous ne pourrons jamais prouver. Autrement dit, les mathématiques elles-mêmes ne sont complètes. Elles nous renvoient à quelque chose qui leur est antérieur, quelque chose qui est au-delà d'elles.
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On peut légitimement supposer que le fameux dilemme du grand biologiste français Jacques Monod, à savoir que la vie est soit un hasard soit une nécessité, peut être résolu.
C'est une nécessité, un impératif cosmique. Autrement dit l'univers a été conçu pour générer la vie. Lorsque certaines conditions sont réunies, les lois de la nature impliquent que certains processus chimiques, ceux de la chimie réplicative, se
produisent spontanément et ont toutes les chances de générer plus tard des organismes dotés d'un métabolisme et de la capacité de se reproduire et d'avoir des comportements téléonomiques. En somme, la vie.
La question à présent n'est pas tant de déterminer si la vie est ou non un phénomène courant dans l'univers, mais si la vie complexe, et surtout la vie intelligente et consciente, l'est aussi.
Nous serions tentés de croire que oui, mais cette conviction Se heurte en permanence au paradoxe de Fermi, c'est-à-dire au fait que l'univers existe depuis environ quatorze milliards d' années, et qu'il a donc eu largement le temps de produire des civilisations capables de coloniser des galaxies entières, mais que personne n'a encore jamais vu le moindre extra-terrestre.
Nous constituons un réseau complexe de coopération tant sur le plan biologique que sur le plan social avec les autres, nous pensons multiples.
Mais la vie c'est aussi la compétition, comme Darwin en parlant de la « lutte pour l'existence». Selon le principe de l'exclusion concurentielle, deux espèces en compétition pour les mêmes ressources ne pourront pas coexister bien longtemps. Tôt ou tard, l'une d'elles exterminera l'autre. ll faut donc en conclure que tout contact avec une civilisation extra-terrestre doit être fondé sur la
prudence.
Rappelons l'avertissement de Stephen Hawking: Nous ne savons pas
grand-chose des extra-terrestres, mais nous connaissons les humains», écrit le grand physicien. « Au regard de l'histoire, le contact entre les êtres humains et les organismes moins intelligents a été souvent désastreux pour ceux-ci, et les rencontres entre
civilisations avancées et primitives se sont mal terminées pour ces dernières. Une civilisation qui reçoit l'un de nos messages peut avoir des milliards d'années d'avance sur nous. Dans ce cas, elle sera beaucoup plus puissante que la nôtre et pourra nous
considérer de la même façon que nous considérons les bactéries,
c'est-à-dire des choses sans valeur.
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La question philosophique qui traverse ce roman: La vie intelligente et consciente est-elle un simple accident ou le résultat inévitable de l'évolution? Diverses découvertes scientifiques relativement récentes montrent qu'étrangement, l'univers est programmé pour produire la vie.
Par ailleurs, la physique quantique, créée par Planck, Einstein, Bohr, Schrödinger et tant d'autres, semble suggérer que, aussi incroyable que cela puisse paraître, l'univers n'a d'existence réelle que s'il y a conscience. L'univers crée la matière, qui crée la vie, qui crée la conscience, qui crée l'univers.
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Richard Dawkins et Jacques Monod: "La sélection naturelle est l'horloger
aveugle, aveugle parce qu'il ne regarde pas vers l'avenir, ne prévoit pas de conséquences, n'a aucun but», a écrit Dawkins, Monod a filé la métaphore. L'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'univers d'où il a émergé par hasard, a déclaré le Nobel français, et de conclure "Non plus
que son destin, son devoir n'est écrit nulle part.
Il est vrai qu'entre néodarwinistes, il y a des nuances. Si Dawkins est de loin le matérialiste le plus fondamentaliste, réfutant l'existence de tout autre mécanisme que le darwinisme canonique allié à la génétique, des biologistes réputés comme Stephen Jay Gould, tout en restant néodarwinistes, admettent l'existence
de problèmes dans la théorie. Par exemple, Darwin a écrit que la nature ne fait pas de sauts et que les variations évolutives sont légères», thèse que Gould, s'appuyant sur les relevés paléontologiques, n'a pas pu appuyer. Tous les paléontologue savent que les archives fossiles contiennent très peu de formes transitoires, écrit-il, notant que de façon caractéristiques les transitions entre les grands groupes sont abruptes qu'en l'espace de dix ou vingt millions d'années.
P683
Du reste, Darwin lui-même a écrit dans L'Origine des espèces que « la sélection naturelle a été le plus important moyen de modification, mais pas le seul", soulignant ainsi que sa théorie était incomplète. Certains néodarwinistes ne semblent pas partager ce point de vue, qui soutiennent que le hasard et la sélection naturelle sont les seuls mécanismes expliquant l'évolution, et sont ainsi plus darwinistes que Darwin. Le fait est, cependant, que certaines découvertes biologiques arguments tirés par les cheveux, hautement spéculatifs
C'est ce qui a conduit certains biologistes à élaborer la théorie : «L'univers a créé la vie et la pensée". Christian de Duve, qui a reçu le prix Nobel.
C'est comme si le hasard était canalisé, cessant ainsi d'être un hasard pour se transformer en déterminisme probabiliste - exactement comme dans la physique
avec la mécanique quantique et les mathématiques avec la théorie des probabilités. « Cela fait partie de la nature de la vie d'engendrer l'intelligence partout dès lors que les conditions nécessaires sont réunies », a écrit Duve, pour qui « la pensée
Consciente appartient au cadre cosmologique, non comme un quelconque épiphénomène propre a notre biosphère, mais comme une manifestation fondamentale de la matière.» Une fois de plus, exactement ce qui est prévu par la théorie quantique.
Dans une conversation célèbre avec Bohr, Einstein avait contesté les incroyables implications philosophiques sous-jacentes à la théorie quantique et affirme
que « Dieu ne joue pas aux dés». Prenant le parti de Bohr, mais dans une perspective biologique, Duve a répliqué que « Dieu joue aux dés parce qu'il sait qu'il va gagner», Le prix Nobel de médecine de 1974 a clairement indiqué: « J'ai opté pour un univers signifiant et non vide de sens », et ajouté « Non pas parce
que je désire qu'il en soit ainsi, mais parce que c'est ainsi que j'interprète les données scientifiques dont nous disposons.
p685
« Les arguments selon lesquels l'équivalent d'Homo sapiens ne peut apparaitre sur une planète lointaine passent à côté de l'essentiel», a déclaré Morris, soulignant que
ce qui est en cause ce n'est pas la voie précise que nous avons emprunté pour évoluer, mais les ressemblances variées et successives des étapes évolutionnistes qui ont abouti à notre humanité. » En d'autres termes, l'apparition de quelque chose sont considérés comme suspects par ressemblant à l'homme est inévitable. « Si nous n'étions pas devenus conscients et ne nous étions pas appelés humains, tôt ou tard, soit parmi les primates, soit parmi des groupes plus éloignés seraient arrivés au même point, a affirmé. Morris.
P686
Les lois de la physique: Ces lois imposent des archétypes biologiques, une espèce de programme virtuel, comme par exemple le principe commun auquel
obéissent les jambes de tous les vertébrés terrestres. « Les lois de la physique jouent un rôle beaucoup plus important dans l'évolution des formes biologiques qu'on ne l'imagine généralement» a-t-il indiqué, affirmant qu'un « ensemble fini
de formes naturelles apparaîtra à chaque fois dans toute partie de l'univers où existe la vie fondée sur le carbone». Duve lui-même avait déjà parlé de « plans corporels préexistants en biologie, et précisé que dans l'histoire de la vie « un schéma prend forme, dominé au début par des facteurs déterministes. La prise en compte des lois de la physique implique un processus d'auto-organisation de la matière biologique, processus qui na pas, par conséquent, un caractère aléatoire, mais implique un déterminisme probabiliste, une fois de plus comme dans
la physique quantique.
p687
Rémy Chauvin, professeur à la Sorbonne, éthologue spécialiste des insectes sociaux, après avoir analysé les tendances parallèles qu'il a distinguées chez les
insectes, les oiseaux, les pieuvres et les mammifères, a conclu que l'évolution résulte d'un programme interne, comme si quelque chose utilisait la vie pour se réaliser. Chauvin estime l'évolution s'intéresse à l'objectif qu'elle veut atteindre.
P688
Les états quantiques peuvent se maintenir même dans des systèmes vivants. L'un des plus grands physiciens et mathématiciens contemporains, Sir Roger Penrose, a étudié le cerveau de manière approfondie et il a lui aussi détecté des phénomènes qui semblent s'expliquer par des processus quantiques. Il doit y avoir des intrications quantiques significatives entre états dans les cytosquelettes séparés d'un grand nombre de neurones différents, de telle manière que de grandes parties du cerveau Sont impliquées dans une sorte d'état quantique collectif , a écrit
Penrose s'efforçant de comprendre comment nait la conscience Le physicien et mathématicien britannique a rappelé que l'état quantique se comporte "téléologiquement" en ce sens qu'il est régi par ce qui arrivera dans le futur, ce qui indique que processus biologiques peuvent effectivement être conditionnés par un plan, une sorte d'objectif final naturel qui impose l'intelligence et la conscience comme but, ou du moins comme nouvelle étape de l'évolution. La physique quantique suppose la réalisation d'états virtuels, impliquant un déterminisme probabiliste dans le quel les états quantiques virtuels correspondraient à des programmes biologiques potentiels qui se réaliseraient dans le processus de la sélection naturelle.
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Les états quantiques peuvent se maintenir même dans des systèmes vivants. L'un des plus grands physiciens et mathématiciens contemporains, Sir Roger Penrose, a étudié le cerveau de manière approfondie et il a lui aussi détecté des phénomènes qui semblent s'expliquer par des processus quantiques. Il doit y avoir des intrications quantiques significatives entre états dans les cytosquelettes séparés d'un grand nombre de neurones différents, de telle manière que de grandes parties du cerveau Sont impliquées dans une sorte d'état quantique collectif , a écrit
Penrose s'efforçant de comprendre comment nait la conscience Le physicien et mathématicien britannique a rappelé que l'état quantique se comporte "téléologiquement" en ce sens qu'il est régi par ce qui arrivera dans le futur, ce qui indique que processus biologiques peuvent effectivement être conditionnés
par un plan, une sorte d'objectif final naturel qui impose l'intelligence et la conscience comme but, ou du moins comme nouvelle étape de l'évolution. La physique quantique suppose la réalisation d'états virtuels, impliquant un déterminisme probabiliste dans le quel les états quantiques virtuels correspondraient à des programmes biologiques potentiels qui se réaliseraient dans le processus de la sélection naturelle.
p690
Cependant, l'existence de l'Homme démontrait que l'évolution était dirigée par un algorithme mathématiques qui prenait des raccourcis et, comme on le sait, qui parle d'algorithme parle de programme. Rien dans le monde ne se produit par hasard affirmait Gödel. Au coeur du débat, il y a un concept central du matérialisme scientifique, à savoir que l'univers et la vie résultent d'un simple hasard et que par conséquent notre existence n'est pas pertinente dans le grand schéma de l'univers et n'a donc aucun sens. Plus l'univers devient compréhensible, écrivait le physicien Steven Weinberg, plus il semble dépourvu de sens. Au fil du temps ce concept s'est révélé être un instrument, ou une méthode, très utile et efficace pour expliquer la réalité, et presque tout ce que nous savons sur l'univers en découle.Le problème c'est que le merveilleux pouvoir de cet instrument semble à présent trouver ses limites. Certains phénomènes comme en mathématiques les théorèmes d'incomplétude et en physique le principe d'incertitude, le paradoxe EPR, le caractère probabiliste de la mécanique quantique et le principe d entropie ne peuvent être correctement expliqués de manière matérialiste
et réductionniste.
p692
Lors de la célèbre discussion avec Einstein au sujet à l'auteur de la théorie de la relativité qui il était pour dire à Dieu de l'idée que « Dieu ne joue pas aux des», Bohr a demandé comment il devait concevoir la réalité. La réalité est comme elle est, non comme nous pensons ou voulons qu'elle soit. Lorsque nos hypothèses sont contredites par la réalité, c'est toujours la réalité qui a raison. C'est ce qui s'est passé en physique.
Lorsque la théorie quantique a contredit ce en quoi les physiciens croyaient fermement (à savoir que la réalité a une existence objective déterministe et indépendante de l'observation) ainsi qu'en mathématiques, quand Gödel a contredit la ferme croyance des mathématiciens selon laquelle les mathématiques étaient
à la fois complètes et cohérentes. Confrontés à des démonstrations qui contredisaient la vision dominante dans leurs disciplines, des mathématiciens et des physiciens ont, malgré leur embarras, abandonné cette vision pour se conformer à la réalité. Il est possible que les biologistes doivent faire la même chose.
A cet égard, ils devraient se rappeler ce qui est arrivé à Lord Kelvin en 1900, quand le célèbre physicien a proclamé qu'avec Newton la physique était quasiment comprise et qu'il ne resta qu'à dissiper deux petits nuages d'incompréhension.
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La science est une méthode de recherche visant à décrire toujours plus correctement la réalité tout en sachant qu'elle n'y parviendra jamais complètement la réalité:
"il y aura toujours du mystère dans les profondeurs de l'univers". Il est donc certain que nous ne connaitrons jamais la vérité ultime, mais si nous sommes persistants et subtils, et si nous avons la capacité de surmonter les dogmes et les préjugés
et d'accepter les données telles qu'elles se présentent à nous, même lorsqu'elles contredisent nos convictions aprioristiques, alors, un jour, nous serons peut-être à même d'entrevoir ses contours, ne serait-ce que de manière ténue. Il y a plusieurs
moyens d'y parvenir, l'un d'eux étant sans aucun doute la découverte de vie intelligente et consciente. Une telle découverte pourrait nous fournir la clé qui ouvrira les portes des mystères de l'existence et surtout de sa signification plus profonde.

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